Tu dis que tu fais de la danse, la tu t'es lancée dans la musique. A quel moment s'est faite la transition ?
Mes deux passions sont la danse et la musique. Ça a toujours fait partie de moi, depuis que je suis toute petite. Je suis incapable de dire à quel moment j'ai commencé à chanter ou à danser. C'est la culture, ce sont mes parents qui écoutaient tout le temps du son, ma s½ur...C'est vraiment quelque chose qui faisait partie de ma vie à 100%. J'ai commencé par la danse parce que c'était beaucoup plus accessible, tu as des cours de danse partout, et puis dans la danse, tu as un peu plus de chance que cela marche, tandis que dans la musique c'est beaucoup plus difficile. La balance a penché pour la danse. Dès que j'ai commencé à avoir des contacts sur Paris, quand j'ai rencontré des D.A (Directeurs Artistiques ndlr), qui m'ont dit que « c'est intéressant ce que tu fais, on est intéressés par ta voix », je me suis dit que j'allais prendre les choses un petit peu plus au sérieux, je vais faire plein d'autres maquettes, jusqu'à temps que ça marche. C'est ce qui s'est passé (rires) !
Tu as choisi comme pseudo Shy'm. En quoi cela te caractérise ?
Je ne voulais pas garder mon prénom, car c'est une sorte de barrière entre l'artiste et la personne. M'appeler par mon prénom, c'est me toucher forcement dans mon intimité, ma famille, mes amis ou mes proches. Mais je voulais que ce pseudonyme me corresponde. Je ne voulais pas simplement qu'il fasse bien dans la bouche. Donc ça a été le « shy » pour timide et le « M » de la Martinique. Parce que j'ai longtemps été très timide –je le suis encore- mais je le véhicule différemment, car je ne pourrais pas faire ce que je fais actuellement. La danse et la musique sont une thérapie parce qu'à chaque fois que je suis montée sur scène, j'ai surmonté cette timidité. En plusieurs années, tu prends plus de plaisir à te jeter dans la foule. D'où Shy'm.